«Car la guerre métamorphose la vie en une chambre d’enfant où c’est toujours l’autre qui a commencé, où toujours l’un se vante des crimes qu’il reproche à l’autre d’avoir commis, et où la bagarre prend l’aspect de jeux guerriers. En temps de guerre, on apprend à dédaigner les jeux guerriers des enfants. Voilà une préparation bien trop précoce aux enfantillages des adultes»
Karl Krauss, « Les derniers jours de l’humanité», 1919, ed. Agone.
Le mélange des symboles – le soldat et le jouet – ainsi que le changement d’échelle, transforment les significations premières pour aboutir à de nouveaux niveaux de lecture et de nouvelles associations d’idées. L’intérêt de la pièce est de provoquer un sentiment de surprise afin de suciter une réflexion la légitimité d’une telle présence hors d’un champ de bataille, sur l’éducation à la violence , la mystification du soldat et de la guerre, et la divergence entre la justification que formulent ceux qui engagent un conflit et leurs mobiles réels.
projet en cours
(190 x 150 x 60 cm)